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L'histoire derrière l'image - L'Explosion

16 Oct 2017

Lorsque nous sommes jeunes, les activités que nos parents nous font vivre peuvent avoir une grande influence sur les intérêts que l’on développera durant notre enfance. 

 

Je ne pourrai dire à quelle âge fût ma première randonnée en forêt, mais j’ai eu la chance de commencer le camping très tôt dans ma vie. En fait, à ma première sortie en camping, j’étais assez petit pour « fitter » dans le bac à vaisselle afin que papa puisse me donner mon bain. Au fil des étés, ces voyages dans l’est du pays à explorer les Parcs Nationaux en voiture, en vélo ou à pied m’ont permis d’ouvrir mon esprit sur toute la beauté que dame nature avait à nous offrir. Sans le savoir, mes parents déposaient petit à petit une étincelle dans mon coeur qui n’attendait que de devenir une flamme.

 

En 2015, je prend la décision de poursuivre mes études collégial en photographie au Cégep de Matane. Je quitte donc ma ville natale pour m’installer de l’autre coté du fleuve, aux portes de la Gaspésie. À un peu plus de 150 kilomètres de Matane se trouve la réserve faunique des Chic-Chocs. Cette proximité me permet durant ces trois années de pouvoir y explorer les plus beaux endroits. Être en montagne devient alors chose commune. 

 

À ma première visite, j'ai le visage collé contre la vitre de la voiture et je regarde les différentes montagnes. Mon coeur s’emballe à l’idée d’aller sur l’un de ces sommets. Le Mont Hog’s Back fût ma première montagne et mon premier coup de coeur.

 

La vue qu’offre cette montagne est saisissante. Pour un photographe passionné par le paysage, je suis au paradis. J’ai toutefois compris très vite que même si le paysage était beau avec un soleil de midi, jamais je n’allais tirer de bonnes images en continuant de le faire en pleine journée... même si j’y retournais deux-cents fois. Il me fallait un nouveau défi.

 

Je dois donc le faire en pleine nuit et être au sommet pour le lever du soleil. Parce qu’il est imprudent de partir seul en montagne et encore plus en pleine nuit, je demande autour de moi qui serait partant pour cette aventure. Bien entendu, tout le monde trouve le projet «  méga-turbo-cool »  jusqu’à ce que ce soit le temps de se lever à minuit pour partir en montagne. 

 

Sauf qu’un jour, je me suis tanné d’attendre. Je me suis dit: « Et puis quoi ! Je n’ai besoins de personne pour faire ce dont j’ai envie ! je suis capable de le faire seul! » 

J’averti donc deux amis de mes plans au cas où il arrive quelque chose et je pars.

 

Une fois dans le stationnement, au beau milieu de la forêt, tout se passe bien jusqu’à ce que je referme la porte de la voiture. Un fois les lumières éteintes, l’obscurité est oppressante. Malgré ma lampe frontale, je ne peux voir bien loin devant moi. Chaque branche qui craque, chaque bruit qui ne provient pas de moi, fait battre mon coeur un peu plus vite. Mais je continus, en me répétant «  Marche plus vite et n’y pense pas!!! » 

 

Je suis arrivé bien plus rapidement que prévue au sommet. J’attend près de deux heures avant que le soleil traverse l’horizon. Dans le froid de cette nuit d’octobre, il n’y a à présent que le sifflement du vent. La voie lactée laisse tranquillement place à l’aube, puis soleil traverse l’horizon. 

 

C’est à ce moment précis que l’étincelle qui repose en moi depuis plusieurs années explose et se transforme en une vive flamme. Je comprend alors que je n’ai plus à attendre qui que ce soit pour réaliser ce dont j’ai envie et que le monde est à moi, il suffit de foncer. 

 

Maman, Papa, merci.

 

Cette photographie du Mont Lyall au lever du soleil aura été pour moi, le début d’une grande aventure. 

 

 

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